
La vieillesse est un ruissellement qui façonne en nous, de manière permanente, les rivières de notre bonheur ou de notre malheur.
En effet les bonheurs et les malheurs ordinaires (je ne considère pas les viols et la maltraitance) marquent peu les visages lisses des enfants dont les parcours restent totalement en devenir. Par contre, dans la vie d'adulte, l'érosion de la vie se charge de creuser les visages et les âmes au point de nous endiguer de plus en plus vers des réactions répétitives, prévisibles, face aux évènements de la vie (détachement, partage ou enfermement, fatalisme..)
Seule des remises en cause profondes, autorisent à sortir de ces profonds sillons et à grimper vaillamment les murs de nos incapacités.